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Nouvelles, ed An Tu All Ar Mor

Cui cui, poèmes sans oiseaux
ed An Amzer

A côté de la plaque
ed An Tu All Ar Mor


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Mercredi 3 janvier 2007

Le vent du nord a le coeur gros
L'entendez-vous geindre si fort ?
Il se languit même un peu trop
C'est le soupir du vent du nord

Le vent du sud a le coeur lourd
L'entendez-vous siffler tantôt ?
Il siffle bas sous le linteau
Son beau soupir mêlé d'amour

Le vent de l'est a le coeur gai
L'avez-vous vu danser la ronde ?
Il fait vingt fois le tour du monde
En déplumant tous les poulets

Le vent de l'ouest a le coeur neuf
L'avez-vous vu blanchi d'écume ?
Ou sur le marché aux légumes
Quand il s'en va polir un oeuf ?

Et moi je souffle aux quatre vents
M'entendez-vous dans le grand frais ?
Avec mon petit coeur d'orfraie
J'aime la lune et ses tourments

par rv publié dans : oufleda
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Samedi 30 décembre 2006
Resserrant contre lui le plaid qui l’emmitoufle
Zorro baille et se sent tout d’un coup flagada ;
Niché dans un fauteuil, il songe à Mathilda ;
Au bout de son orteil balance une pantoufle.

Zorro baille et se sent tout d’un coup flagada,
La pendule a sonné, la chandelle s’essouffle ;
Au bout de son orteil balance une pantoufle
Et Zorro s’assoupit, susurrant « querida ».

La pendule a sonné, la chandelle s’essouffle,
La nuit comme un drap sombre emplit la véranda
Et Zorro s’assoupit, susurrant « querida ».
Au sol gît la capa qu’un pistolet boursoufle.

La nuit comme un drap sombre emplit la véranda.
Dors, Zorro, dors : demain tu chasses le maroufle.
Au sol gît la capa qu’un pistolet boursoufle
Avec une rapière en guise de barda.

Dors, Zorro, dors : demain tu chasses le maroufle.
Ton cheval court très vite en faisant tagada ;
Avec une rapière en guise de barda
Ton bras ne peut faillir, ta vigueur époustoufle !

Ton cheval court très vite en faisant tagada,
Il file comme un trait, il passe comme un souffle ;
Ton bras ne peut faillir, ta vigueur époustoufle,
A toi seul tu es brave autant qu’une armada.

Il file comme un trait, il passe comme un souffle
Sans qu’il y ait besoin que l’on dise « hue dada » ;
A toi seul tu es brave autant qu’une armada :
Sauve les malheureux qui sont dans la mistoufle !
par rv publié dans : oufleda
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