Quoi de plus joli qu’un petit rayon ? Quoi de plus mouillé que la mer d’Iroise ? Quoi de plus mâché qu’un bout de crayon ? Quoi de plus parlé que ce qu’on dégoise ? Quoi de plus paré que le nom d’Ambroise ? Quoi de plus raidi qu’une brosse en crin ? Quoi de plus flottant sur l’eau qu’un marin ? Quoi de plus méchant qu’un croquemitaine ? Quoi de plus stoppé qu’un bon coup de frein ? Quoi de plus certain que la mort prochaine ?
Quoi de plus lié qu’un simple maillon ? Quoi de plus métré que dessous la toise ? Quoi de plus troué qu’un pauvre haillon ? Quoi de plus bâti que château d’Amboise ? Quoi de plus fruité que cette framboise ? Quoi de plus bloqué que le tour de rein ? Quoi de plus à soi qu’un bout de terrain ? Quoi de plus seyant au corps que mitaine ? Quoi de plus meurtri qu’un coup de burin ? Quoi de plus certain que la mort prochaine ?
Quoi de plus sali que fieffé souillon ? Quoi de plus battu que l’en cherchant noise ? Quoi de plus rimé que François Villon ? Quoi de plus goûté que la crêpe à Soize ? Quoi de plus jeté qu’un ruisseau dans l’Oise ? Quoi de plus chantant que l’oiseau serin ? Quoi de plus aimable aussi qu’un refrain ? Quoi de plus lointain que l’île lointaine ? Quoi de plus propice au nez qu’un tarin ? Quoi de plus certain que la mort prochaine ?
Mes autres questions sont dans ce quatrain : Quoi de plus brillant que dans son écrin ? Quoi de plus fraîchi que dans la fontaine ? Quoi de plus risqué que vingt-huit contre un ? Quoi de plus certain que la mort prochaine ?